Houston, on a un problème
Après avoir méthodiquement désossé, débranché, purgé et tronçonné la moitié de la voiture, il
est enfin temps de s'attaquer au boss final: l'extraction du moteur. La chèvre de levage est
en position, la tension est à son comble, on est prêts à entrer dans la légende des
mécaniciens.
Sauf que... petite pause logistique. Au moment d'élinguer la bête, on réalise
notre erreur de débutants. Nous avions fièrement acheté des sangles de levage, oui, mais
visiblement prévues pour soulever un char d'assaut! Deux fois trop grandes, nous empêchaient
de lever le moteur assez haut pour lui faire passer la traverse. Résultat: expédition en
urgence pour dégoter des sangles à la bonne taille pendant que le moteur patientait
gentiment en équilibre.
Une fois l'équipement adéquat en main (Merci Adrien !), le vrai spectacle a pu
commencer. Accroché au palan, le bloc moteur-boîte s'est doucement élevé dans les airs.
Chacun à son poste: l'un qui pompe sur la chèvre, l'autre qui guide le bloc pour éviter de
fracasser ce qu'il reste de carrosserie au passage. Tout en délicatesse, la manœuvre est
millimétrée et on est couvert de sueurs froides.
Et voilà le travail! Le cœur de notre 4L trône désormais fièrement sur sa
palette de fortune au milieu du garage, laissant derrière lui un châssis complètement vidé
de ses entrailles. La séance photo "selfie" devant ce gouffre béant était évidemment
obligatoire pour immortaliser notre exploit. L'étape du grand démontage mécanique est
franchie avec succès... mais vu l'état de crasse du bloc, on sait déjà que le nettoyage
s'annonce sportif!